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Archive for the ‘La BnF’ Category

Casanova, séducteur mais surtout grand écrivain

Posted by Grand Hôtel Doré On décembre - 27 - 2011 ADD COMMENTS

Casanova, célèbre pour sa réputation de coureur de jupons, n’en est pourtant pas moins un écrivain des plus talentueux, qui aura marqué un XVIIIe siècle au style sensuel et audacieux. En février 2010, la Bibliothèque nationale française (BnF) a acquis le manuscrit écrit en français, de l’Histoire de ma vie de Giacomo Casanova. Pour l’occasion, elle le présente pour la toute première fois au grand public. Il faut dire que ce séducteur manie l’art de la mise en scène aussi bien que la narration. Rien d’étonnant donc que le personnage de Casanova qu’il a lui-même créé, soit intégré sans mal à l’imaginaire collectif. Construite comme une pièce en dix actes, on suit un parcours parsemé de mots et de phrases sous forme de pages manuscrites, de citations imprimées, d’épisodes lus et proposés à l’écoute et d’adaptations cinématographiques. Ainsi l’on découvre les dix livres que comporte le manuscrit. Une exposition à ne surtout pas manquer!

L’exposition «Casanova, la passion de la liberté» à la BnF jusqu’au 19 février 2012.
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h, et le dimanche de 13h à 19h.
Fermé le lundi et les jours fériés.
Tarif: 7€ (5€ en tarif réduit).


Moreau le Jeune dit Jean-Michel
Moreau, Troisième suite pour
servir à l’histoire de la mode et du
costume dans le 18e siècle. Année
1783. Oui ou non (La Déclaration)
Gravure
BnF, département des Estampes
et de la photographie


René Gaillard d’après François
Boucher, La Marchande de Modes
Gravure
BnF, département des Estampes
et de la photographie

BnF François Mitterrand
Quai François-Mauriac
75013 Paris
France
T.: +33 (0)1 53 79 59 59

Parolier, interprète et producteur: Boris Vian est un touche-à-tout!

Posted by Grand Hôtel Doré On novembre - 8 - 2011 ADD COMMENTS

Boris Vian, en plus d’être un jazzman et un écrivain apprécié, était aussi un parolier inventif et provocateur. Plein d’humour et d’esprit, il choque et déconcerte ses contemporains par ses textes ardents. L’exposition de la BNF (jusqu’au 12 janvier 2012) retrace cette riche époque musicale.

Parolier
En 1951, l’artiste passe l’examen d’auteur-compositeur de la SACEM; mais c’est en 1954 qu’il fait ses premiers pas en tant que parolier avec le pianiste Jimmy Walter. Cette association signe la sortie entre autres de «J’suis snob» dont le brouillon est exposé à la BNF et «Les Joyeux Bouchers». C’est avec Alain Goraguer que certaines de ses chansons les plus mythiques comme «Je bois» ou le premier rock sado-maso du millénaire «Fais moi mal Johnny» ont vu le jour. D’ailleurs il a chanté ce titre avec Magali Noël, son interprète préférée de l’époque (une photo illustre ce duo en plein enregistrement à la BNF). En travaillant avec Henri Salvador, Boris Vian s’essaie à de nouveaux styles. Les genres humoristiques («Blouse du dentiste»), rock fantaisiste («Rock Hoquet»), calypsos («Oh! Si y avait pas ton père») et chansons d’amour («T’es à peindre» et «Place Blanche») sont autant de textes qui finalement ne rencontrent pas le succès escompté.


Boris Vian et Magali Noël pendant
l’enregistrement de la chanson
Fais-moi mal, Johnny. DR
Cliché Patrick Léger – Gallimard
Archives Cohérie Boris Vian, Paris, 2011

Interprète

Au début des années 1950, Jacques Canetti, à l’époque grand directeur artistique et producteur musical chez Polydor et Philips, lui propose d’interpréter lui-même ses chansons. Dès lors, il en enregistre huit en avril 1955, accompagné d’un orchestre dirigé par Jimmy Walter. Ces titres seront gravés chez Philips en deux 45 tours; mais pour l’époque, les disques se vendent très mal, notamment «le Déserteur» (le brouillon est présenté à la BNF), interdit à la radio. Il finit par arrêter la scène, n’arrivant pas à contrôler son trac devant un public déconcerté par ses textes.


Le Déserteur. Paroles de Boris VIAN,
musique de Harold BERG
© Editions Musicales DJANIK pour la
France et le Benelux
Archives Cohérie Boris Vian, Paris, 2011

Directeur artistique
En 1958, Boris Vian passe à la production. Après une année en tant que directeur artistique adjoint pour les variétés chez Philips, il reprend la direction artistique du label Fontana, filiale de Philips. Il se laisse aller à quelques libertés, produisant même des disques canulars comme celui de «l’Adjudant Caudry» et ses troupiers comiques, ou Fredo Minablo et sa pizza musicale. Il se retire du monde de la production en avril 1959. Ainsi s’achève la période musicale de Boris Vian.


J’suis snob. Paroles de Boris Vian
Musique de Jimmy WALTER
© 1955 by les Nouvelles éditions Meridian
Publié avec l’autorisation des Nouvelles
éditions Meridian – Paris – France
Archives Cohérie Boris Vian, Paris, 2011

Comprendre l’une de plus grandes passions de Boris Vian, le jazz, sur le Grand Hôtel Doré.

Boris Vian : un jazzman invétéré

Posted by Grand Hôtel Doré On novembre - 3 - 2011 2 COMMENTS

L’exposition de la BNF sur Boris Vian (jusqu’au 15 janvier 2012) ne présente pas uniquement les talents d’écriture de l’auteur ; mais montre à quel point il était actif à tous les niveaux de la création, et notamment de la musique et du jazz.

C’est en assistant au 2e concert de Duke Ellington à Paris en 1939, que Boris Vian découvre sa réelle passion pour le jazz. A l’heure de l’Occupation, Saint-Germain-des-Prés devient un refuge pour les intellectuels. Les cafés et les caves deviennent les QG des orchestres et des danseurs. Parmi les habitués, on y retrouve Juliette Gréco, Anne-Marie Cazalis et bien sûr Boris Vian. Trompettiste de cœur, Vian joue avec l’orchestre de Claude Abadie dès 1942, et participe à des tournois de jazz amateur. Dès 1951, il est contraint d’abandonner son instrument pour préserver son souffle. C’est alors qu’il se consacre un peu plus à l’organisation de concerts au Club Saint-Germain, devenu leur QG en 1948. Il y amène de grands jazzmen dont Duke Ellington la même année. Le Club devient alors le haut lieu du jazz.

Entre temps, il écrit de nombreux articles sur sa passion, notamment dans la gazette du jazz et Jazz magazine. Alors que son œuvre littéraire est décriée, ses chroniques jazz dans Jazz Hot, sont reconnues et très appréciées pour leur pertinence. Le jazz ira jusqu’à imprégner sa littérature, notamment dans l’Ecume des Jours, dans lequel il donne à l’héroïne le prénom d’un morceau d’Ellington (Chloé) tandis que les grands musiciens des années 1940 sont omniprésents.

Voir nos deux œuvres coups de cœur de Boris Vian.

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Le Grand Hôtel Doré est un endroit idéal pour passer un séjour agréable dans un des quartiers les plus authentiques de Paris. Au centre d‘un quartier en plein mouvement qui représente bien le Paris vibrant avec ses artisans, ses cafés et ses restaurants, le Grand Hotel doré est très apprécié des visiteurs.

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